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Et si les femmes occupaient l’espace politique en passant par le numérique

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Et si les femmes occupaient l’espace politique en passant par le numérique

Au Sénégal, les femmes représentent un peu plus de la moitié de la population avec 50,2% de la population.  Et pourtant, seules 17% des grandes, moyennes et petites entreprises sont dirigées par des femmes. Lorsqu’on jette le regard sur la scène politique, ce secteur permet de donner une photographie qui rend compte du retard que le pays a à rattraper par rapport à la promotion de la participation politique, économique et culturel des femmes. 

En effet, sur les 557 communes du Sénégal, seules 15 sont actuellement dirigées par des maires femmes et dans le même sillage, sur 322 partis politiques, seuls 18 partis sont dirigés par des femmes.

Face à ces constats qui ne jouent pas en faveur de notre réputation démocratique, il est même surprenant de voir que la loi sur la parité a été votée depuis 11 ans, le 28 mai 2010. 

Des avancées positives, même si elles sont timides, ont été notées notamment à l’Assemblée Nationale où elles ont un taux de représentativité de 42%.

La participation politique des femmes a été longtemps pervertie par un schéma qui ne leur a réservé qu’un rôle de mobilisation lors des campagnes pour la conquête de l’électorat et elles étaient écartées au moment de distribuer les rôles dans les instances de prise de décisions. 

Au moment où les alliances se font et se défont pour les prochaines élections municipales prévues le 23 janvier 2021, il est difficile de citer le nom d’une deuxième femmes parmi les têtes d’affiche après Madame Soham El Wardini, l’actuel maire de Dakar.

Il est fondamental, au-delà des protocoles, des conventions et des lois, que les souhaits et exigences exprimés par les textes puissent prendre des formes concrètes. Il y a la loi certes, mais il faut une volonté politique pour mettre en place des mécanismes d’exécution rigoureux, de suivi et d’évaluation des initiatives ambitieuses lancées.

Le numérique, la voie de toutes les démocratisations

Améliorer la participation politique des femmes et leur représentativité dans les instances de prise de décisions c’est d’abord poser un débat et informer les citoyennes et citoyens sur les enjeux et les logiques à emprunter.

Avec la mise en place de plateforme comme Senegal Vote, il est possible d’informer d’abord, c’est la base, de permettre aux femmes de comprendre les mécanismes et les leviers à leur disposition pour se faire entendre. Il est bien beau de demander aux femmes de s’engager en politique, si elles n’ont pas la bonne information, cela ne servira pas. 

Ce sont des plateformes où elles pourraient avoir accès aux méthodes de financement de leurs candidatures et de leurs campagnes puisqu’une caution de 15 millions n’est pas accessible à tous. 

En termes de mobilisation aussi, il faut que les candidates et ceux et celles qui les soutiennent aient le réflexe de communiquer sur les réseaux sociaux et de s’approprier les outils qu’ils offrent pour cela. Une campagne 2.0 avec des hashtags, des rooms, des Tweeter Spaces. 

Aujourd’hui, s’imposer, se faire entendre, arracher la reconnaissance, occuper les espaces sont des formes de présence et de prise en main de son destin politique qui peuvent être facilités par le numérique. Alors, n’hésitez surtout pas !

Auteur: Pathé DIEYE, Brand & Content Manager chez Polaris Asso

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