Notre projet associatif

Née d’une intuition, portée par une génération.

Découvrez le projet associatif de Polaris Asso : think tank, do-tank et startup civique au service de la jeunesse africaine, avec 3M€ levés en 6 ans dans 11 pays.

2020

fondée à Dakar

3M€

levés en 6 ans

15M

vues sur nos productions

11

pays d’intervention

30

permanents dans l’équipe

100

créateurs de contenus

Notre projet associatif

Une intuition fondatrice

En 2020, Ousseynou Guèye, jeune Sénégalais de 26 ans, ancien pensionnaire du Prytanée Militaire de Saint-Louis, diplômé en Sciences Politiques à Paris et passé quatre ans chez Google France, fait un choix qui pourrait sembler contre-courant : rentrer à Dakar. Dans ses bagages, pas de nostalgie, mais une conviction. Simple, presque évidente une fois énoncée, mais rarement prise au sérieux : c’est sur et avec le numérique que se réveillera le pouvoir citoyen dont l’Afrique a si besoin pour se transformer.

Il aurait pu rester. Il avait vu, de l’intérieur d’une des entreprises les plus puissantes du monde, comment la technologie reconfigure les rapports de force, les accès à l’information, les capacités d’organisation collective. Il a préféré rapporter ce savoir là où il pouvait changer quelque chose. Polaris Asso est née de ce pari. Six ans plus tard, l’intuition est éprouvée, documentée, et en voie d’accomplissement, incarnée dans une civic tech qui écoute, engage et forme la jeunesse, portée par une communauté de militants et militantes associatif·ves, et forte d’une influence sociale et politique croissante.

Un ancrage africain, une ouverture sur le monde

Née en France, opérationnelle à Dakar, déployée à Abidjan.

Polaris se définit par une double inscription qui n’est pas une contradiction : un ancrage africain profond et une ouverture assumée au monde.

Sur le terrain, l’organisation a déployé ses activités dans les 14 régions du Sénégal et dans plusieurs régions de Côte d’Ivoire, bien au-delà des seules capitales urbaines, là où les besoins sont les plus forts et les réponses les plus rares. En six ans, des actions ont été menées au Sénégal, au Mali, en Gambie, en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo, consolidant une présence régionale ouest-africaine réelle et maillée.

Sur la scène internationale, Polaris a participé à des sommets et conférences en France, au Maroc, en Afrique du Sud, au Ghana, au Cap-Vert, en Éthiopie, au Kenya. Elle s’est insérée dans des réseaux multilatéraux de référence, le REFEMI, ECPAT, l’Alliance UNESCO pour l’EMI, l’ACOSA, et a noué des relations de travail avec cinq agences des Nations Unies. Cette présence internationale n’est pas décorative : elle permet à Polaris de peser dans les espaces où se négocient les grandes orientations sur la démocratie, le numérique et la jeunesse, et d’y porter une voix africaine, endogène, ancrée dans le réel.

Polaris ne cherche pas à tout contrôler, mais à structurer des écosystèmes locaux capables de porter eux-mêmes l’ambition et la méthode. C’est pourquoi l’organisation a fait le choix délibéré de décentrer son pouvoir : née en France, opérationnelle à Dakar, déployée à Abidjan, avec, à chaque étape, un passage de relais assumé.

11

pays d’intervention

60

régions touchées

50 org.

locales partenaires

5 agences

ONU partenaires

Notre projet associatif

L’éducation : la mère des défis

Derrière chaque exclusion politique, il y a d’abord une exclusion éducative. L’Afrique ne manque pas de jeunes, elle manque d’espaces où ces jeunes apprennent à se connaître comme citoyens, à comprendre leurs droits, à prendre la parole sans en avoir honte, à s’engager sans craindre d’être marginalisés. Une démocratie ne se décrète pas : elle s’apprend, s’entraîne, se transmet. Et pour qu’elle soit africaine, enracinée dans les réalités, les langues, les histoires et les aspirations du continent, il ne suffit pas de reproduire des curricula importés ou des formats pensés ailleurs.

Il faut une éducation à la citoyenneté qui parte de ce que vivent les gens, une éducation à l’engagement qui ne soit pas un cours magistral mais une expérience vécue, une éducation à la démocratie qui ne réduise pas celle-ci à un vote tous les cinq ans mais l’inscrive dans le quotidien des quartiers, des communes et des communautés. C’est ce défi fondamental, silencieux, rarement financé, souvent négligé au profit du visible et du mesurable, que Polaris a choisi de prendre en charge. Parce qu’on ne change pas une société en contournant sa jeunesse. On la change en lui donnant les moyens de se changer elle-même.

Notre projet associatif

Le problème que nous avons choisi de nommer
L’Afrique a hérité de modèles démocratiques largement formels, importés au moment des indépendances, qui ont échoué à inclure ceux qui constituent pourtant sa force vive : les jeunes et les femmes. Ce n’est pas un retard passager. C’est une exclusion structurelle, inscrite dans les institutions, les processus électoraux, les fonctions publiques et les opportunités économiques.
Face à ce défi, des décennies d’interventions fragmentées, projets ponctuels, ateliers déconnectés des réalités locales, aide au développement sans structures pérennes, n’ont pas suffi. Polaris s’inscrit dans cette histoire tout en refusant d’en répéter les erreurs. L’organisation construit des réponses systémiques, reproductibles, ancrées dans les territoires, et elle challenge ouvertement le statu quo, en nommant ses violences, en interrogeant ses évidences, en proposant des alternatives concrètes, testées, documentées.

Trois piliers, une cohérence

Trois piliers, une cohérence

La production de connaissances endogènes

La recherche africaine sur les réalités africaines est encore trop souvent menée depuis l’extérieur, avec des méthodes inadaptées et des grilles d’analyse importées. Polaris a fait le choix inverse : produire de la connaissance depuis le terrain, à partir des aspirations profondes des communautés, avec des méthodes innovantes, social listening, enquêtes de terrain, analyse qualitative et quantitative, qui collent aux dynamiques locales.

Cette production se traduit concrètement : une dizaine de rapports et de notes de politiques publiques, cinq guides et livrets thématiques, des baromètres, des cartographies, des policy briefs qui ont alimenté des décisions publiques et des stratégies institutionnelles. Ce n’est pas de la recherche académique déconnectée. C’est de la connaissance au service de l’action.

La technologie comme levier d’émancipation et de contestation

Pour Polaris, la technologie n’est pas une fin en soi. C’est une arme, pour démanteler les systèmes d’exclusion et construire de nouvelles réponses à l’échelle que la situation exige.

Le smartphone est aujourd’hui le seul outil quasi universellement accessible dans des sociétés où les universités restent concentrées et socialement sélectives. WhatsApp est massivement utilisé, y compris dans les zones rurales. Aller chercher les gens là où ils sont, plutôt qu’attendre qu’ils viennent dans des espaces formels, est un choix politique autant que pragmatique.

C’est pourquoi Polaris a développé des agents conversationnels sur WhatsApp, des parcours de formation certifiants accessibles depuis un téléphone, des outils de participation citoyenne intégrés dans le quotidien des communes. Chaque solution est conçue autour de trois exigences non négociables : mise à l’échelle, personnalisation, accessibilité.

Les industries culturelles et créatives comme moteur d’engagement

Les imaginaires précèdent les comportements. Avant de changer ce qu’une société fait, il faut changer ce qu’elle rêve. Polaris travaille avec des artistes, des créateurs de contenus, des influenceurs et des opérateurs culturels pour produire des formats, séries, podcasts, vidéos, performances, campagnes, qui rendent lisibles des enjeux politiques et sociaux complexes, et qui mobilisent les jeunesses là où elles sont.

Un réseau de 100 créateurs de contenus, une communauté d’influenceurs cumulant 30 millions de followers, 15 millions de vues sur nos productions : la culture Gen Z n’est pas un outil de communication. C’est un pilier stratégique.

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L’action sur le terrain : communes, communautés, institutions
Polaris n’est pas une organisation qui pense depuis un bureau. Elle agit au plus près des réalités, dans les communes, les quartiers, les espaces jeunes, les hubs communautaires, avec les habitants, les élus locaux, les institutions nationales et les organisations de la société civile.

Concrètement, cela signifie : des centres de jeunesse en propre dans 30 localités, un dialogue permanent avec les municipalités pour co-construire des outils de participation citoyenne, des partenariats signés avec des ministères, des universités et des institutions publiques au Sénégal et en Côte d’Ivoire. L’IA de la commune sur WhatsApp, déployée dans 5 communes sénégalaises pour 300 000 habitants en 2025, avec 20 nouvelles communes visées en 2026, illustre cette approche : des solutions technologiques au service de l’institution locale, pour que le citoyen puisse s’informer, participer et accéder aux services depuis son téléphone.

Ce travail de terrain n’est pas séparable du travail d’influence : c’est parce que Polaris est sur le terrain qu’elle peut parler aux institutions avec autorité, et c’est parce qu’elle parle aux institutions qu’elle peut changer les conditions dans lesquelles le terrain fonctionne.

30

centres de jeunesse en propre

05

communes équipées de l’IA citoyenne WhatsApp

300k

habitants couverts en 2025

20

nouvelles communes visées en 2026

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Ce que nous sommes, vraiment : un OPNI

Polaris refuse les catégories uniques. Nous sommes un OPNI, un Objet Politique Non Identifié, qui pense comme un think tank, agit comme un do-tank, innove comme une startup civique et s’engage comme une association militante.

Ces quatre dimensions ne s’opposent pas. Elles se renforcent mutuellement : la rigueur intellectuelle nourrit le plaidoyer, l’expérimentation terrain crédibilise les recommandations, la posture militante préserve l’indépendance, et la logique startup permet de passer à l’échelle. Aucune de ces formes seule ne suffit face à l’ampleur des défis. Ensemble, elles font de Polaris une organisation capable de penser et d’agir, de contester le système et de proposer des alternatives concrètes, de tenir sans financements massifs, et de s’accélérer quand ils existent.

Notre cœur : production intellectuelle, influence, plaidoyer

Au centre du projet associatif, il y a un triptyque indissociable : produire, influencer, plaider. Polaris se voit comme une force d’idées et d’imaginaires. Elle produit des analyses, des récits, des formats et des recommandations, et utilise cette matière pour influencer les politiques publiques, les pratiques institutionnelles, les stratégies des acteurs privés et associatifs. Ce plaidoyer ne s’exerce pas en chambre : il se fonde sur des données de terrain, des voix authentiques captées à grande échelle, et une culture Gen Z qui sait exactement comment les idées voyagent et comment les récits transforment.

C’est un projet profondément bottom-up. Il mise sur la pédagogie, sur l’éducation, sur le renforcement des structures sociales autant que sur les structures politiques et de gouvernance. Changer les institutions sans changer les capacités des citoyens à y participer serait vain. Changer les capacités des citoyens sans peser sur les institutions serait insuffisant. Polaris fait les deux, simultanément, en cohérence.

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Think tank

Rigueur intellectuelle, production de connaissances, recommandations ancrées dans le terrain.

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Do-tank

Expérimentation, action concrète, solutions testées et documentées depuis les territoires.
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Startup civique

Innovation technologique, mise à l’échelle, logique d’impact mesurable.
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Association militante

Indépendance stratégique, posture militante qui préserve la liberté de contester et de proposer.

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Les militants : le moteur vivant de Polaris
Polaris ne fonctionne pas malgré ses militants. Elle fonctionne grâce à eux, par eux, pour eux. Les adhérents ne sont pas des bénéficiaires passifs : ils définissent les grandes orientations, portent des initiatives autonomes, produisent des contenus, animent des espaces de dialogue et constituent la colonne vertébrale de l’organisation dans les moments de tension comme dans les moments d’expansion.

L’organisation recherche des militants pluridisciplinaires et engagés : chercheurs et analystes capables de produire une connaissance rigoureuse et ancrée ; praticiens et animateurs qui savent faire vivre un espace communautaire ; développeurs et designers qui pensent technologie et accessibilité ; créateurs et artistes qui savent parler à la jeunesse ; éducateurs et formateurs qui transmettent et certifient ; activistes et plaideurs qui savent dire non, interpeller et proposer.

Cette diversité n’est pas un idéal. C’est une nécessité stratégique : elle garantit que chaque programme est conçu à l’intersection de la pensée, de la technologie et de la culture, et que l’organisation peut tenir et innover même dans les périodes de raréfaction des financements, grâce à une caisse de solidarité alimentée par les membres et une économie interne sobre.

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Chercheurs & Analystes

Produire une connaissance rigoureuse et ancrée dans les réalités africaines.

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Créateurs & Artistes

Savoir parler à la jeunesse dans ses propres codes et formats.
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Praticiens & Animateurs

Faire vivre les espaces communautaires, accompagner les territoires.
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Éducateurs & Formateurs

Transmettre, certifier, accompagner vers l’autonomie.
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Développeurs & Designers

Penser technologie et accessibilité pour les réalités du terrain.
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Activistes & Plaideurs

Savoir dire non, interpeller, proposer et porter la voix.

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Le dialogue intergénérationnel : un choix politique

Défendre les jeunes ne signifie pas se dresser contre les aînés. Polaris porte une conviction plus exigeante et plus juste : la jeunesse africaine n’a pas besoin qu’on lui dégage le chemin à coups de conflit, elle a besoin qu’on lui transmette les clés. Ce continent a une richesse que peu d’autres possèdent encore : la mémoire vivante, incarnée dans des hommes et des femmes qui ont vu, traversé, construit. Cette mémoire ne doit pas mourir avec ses porteurs, ni être ignorée par ceux qui arrivent. Elle doit circuler.

C’est pourquoi Polaris défend avec force l’idée d’écoles de la transmission, pas des institutions figées, mais des espaces où l’expérience des uns devient le socle des autres, où le relais se passe sans que personne n’ait à s’effacer ni à s’imposer. Le dialogue intergénérationnel n’est pas un idéal naïf : c’est une stratégie de transformation durable. Une société qui ne transmet pas se condamne à recommencer. Une société qui transmet sans renouveler se condamne à stagner. Polaris choisit le mouvement entre les deux, ferme dans sa défense de la place des jeunes, sincère dans son respect de ceux qui ont tracé la route avant eux.

Un bilan qui parle

En six ans, Polaris est devenue une organisation que les chiffres ne résument pas entièrement, mais qu’ils commencent à raconter.
Près de 3 millions d’euros levés auprès d’une dizaine de partenaires : des agences onusiennes, des États, des fondations, des entreprises. Pas comme une ONG qui attend ses financements, mais comme une organisation qui choisit ses partenaires avec la même exigence qu’elle attend d’eux. 11 pays d’intervention, 60 régions et provinces touchées, bien au-delà des capitales, là où les réponses sont les plus rares et les besoins les plus criants.

Sur le plan humain, une équipe permanente d’une trentaine de personnes, diverse en nationalités, en générations, de 18 à 50 ans, à majorité féminine, qui incarne dans sa composition même les valeurs qu’elle défend. Sur le plan administratif, deux années d’exercices audités, trois années de comptes certifiés, des rapports d’activité annuels produits avec rigueur : Polaris sait prendre des fonds, les dépenser et les justifier.

Sur le terrain, 50 organisations locales partenaires, 30 centres de jeunesse en propre, des partenariats signés avec des ministères, des universités, des institutions nationales et locales. Dans les médias, 15 millions de vues sur ses productions et campagnes, un réseau d’influenceurs cumulant 30 millions de followers, une présence dans BBC Africa, Brut, The Guardian, RTS.

Et au-delà des chiffres : cinq agences des Nations Unies partenaires, une voix reconnue dans les forums internationaux sur la démocratie, le numérique et la jeunesse, et une capacité d’innovation qui n’a jamais cessé de se renouveler depuis le premier jour. Polaris sait concevoir, exécuter et rendre compte de programmes complexes, tout en gardant la liberté de se remettre en question.

11

pays d’intervention

60

régions touchées

50 org.

locales partenaires

30

centres de jeunesse

15M

vues sur nos productions

5

agences ONU partenaires

Notre projet associatif

Notre rapport aux financements
Polaris a un projet. Les financements sont au service de ce projet, jamais l’inverse. L’organisation applique une charte d’alignement des financements : chaque partenariat doit servir la vision, respecter la liberté stratégique et politique de l’association, et contribuer, si possible, à passer à l’échelle des dispositifs déjà portés par le collectif. Polaris assume de refuser ce qui ne correspond pas à ses valeurs.

Ce positionnement n’est pas une posture. Il est la condition de notre crédibilité, auprès des communautés que nous servons, comme auprès des institutions avec lesquelles nous coopérons.

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