Notre projet associatif
Née d’une intuition, portée par une génération.
2020
fondée à Dakar
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permanents dans l’équipe
100
Notre projet associatif
Une intuition fondatrice
En 2020, Ousseynou Guèye, jeune Sénégalais de 26 ans, ancien pensionnaire du Prytanée Militaire de Saint-Louis, diplômé en Sciences Politiques à Paris et passé quatre ans chez Google France, fait un choix qui pourrait sembler contre-courant : rentrer à Dakar. Dans ses bagages, pas de nostalgie, mais une conviction. Simple, presque évidente une fois énoncée, mais rarement prise au sérieux : c’est sur et avec le numérique que se réveillera le pouvoir citoyen dont l’Afrique a si besoin pour se transformer.
Il aurait pu rester. Il avait vu, de l’intérieur d’une des entreprises les plus puissantes du monde, comment la technologie reconfigure les rapports de force, les accès à l’information, les capacités d’organisation collective. Il a préféré rapporter ce savoir là où il pouvait changer quelque chose. Polaris Asso est née de ce pari. Six ans plus tard, l’intuition est éprouvée, documentée, et en voie d’accomplissement, incarnée dans une civic tech qui écoute, engage et forme la jeunesse, portée par une communauté de militants et militantes associatif·ves, et forte d’une influence sociale et politique croissante.
Un ancrage africain, une ouverture sur le monde
Polaris se définit par une double inscription qui n’est pas une contradiction : un ancrage africain profond et une ouverture assumée au monde.
Sur le terrain, l’organisation a déployé ses activités dans les 14 régions du Sénégal et dans plusieurs régions de Côte d’Ivoire, bien au-delà des seules capitales urbaines, là où les besoins sont les plus forts et les réponses les plus rares. En six ans, des actions ont été menées au Sénégal, au Mali, en Gambie, en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo, consolidant une présence régionale ouest-africaine réelle et maillée.
Sur la scène internationale, Polaris a participé à des sommets et conférences en France, au Maroc, en Afrique du Sud, au Ghana, au Cap-Vert, en Éthiopie, au Kenya. Elle s’est insérée dans des réseaux multilatéraux de référence, le REFEMI, ECPAT, l’Alliance UNESCO pour l’EMI, l’ACOSA, et a noué des relations de travail avec cinq agences des Nations Unies. Cette présence internationale n’est pas décorative : elle permet à Polaris de peser dans les espaces où se négocient les grandes orientations sur la démocratie, le numérique et la jeunesse, et d’y porter une voix africaine, endogène, ancrée dans le réel.
Polaris ne cherche pas à tout contrôler, mais à structurer des écosystèmes locaux capables de porter eux-mêmes l’ambition et la méthode. C’est pourquoi l’organisation a fait le choix délibéré de décentrer son pouvoir : née en France, opérationnelle à Dakar, déployée à Abidjan, avec, à chaque étape, un passage de relais assumé.
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pays d’intervention
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50 org.
5 agences
Notre projet associatif
Derrière chaque exclusion politique, il y a d’abord une exclusion éducative. L’Afrique ne manque pas de jeunes, elle manque d’espaces où ces jeunes apprennent à se connaître comme citoyens, à comprendre leurs droits, à prendre la parole sans en avoir honte, à s’engager sans craindre d’être marginalisés. Une démocratie ne se décrète pas : elle s’apprend, s’entraîne, se transmet. Et pour qu’elle soit africaine, enracinée dans les réalités, les langues, les histoires et les aspirations du continent, il ne suffit pas de reproduire des curricula importés ou des formats pensés ailleurs.
Il faut une éducation à la citoyenneté qui parte de ce que vivent les gens, une éducation à l’engagement qui ne soit pas un cours magistral mais une expérience vécue, une éducation à la démocratie qui ne réduise pas celle-ci à un vote tous les cinq ans mais l’inscrive dans le quotidien des quartiers, des communes et des communautés. C’est ce défi fondamental, silencieux, rarement financé, souvent négligé au profit du visible et du mesurable, que Polaris a choisi de prendre en charge. Parce qu’on ne change pas une société en contournant sa jeunesse. On la change en lui donnant les moyens de se changer elle-même.
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Trois piliers, une cohérence
Trois piliers, une cohérence
La production de connaissances endogènes
La recherche africaine sur les réalités africaines est encore trop souvent menée depuis l’extérieur, avec des méthodes inadaptées et des grilles d’analyse importées. Polaris a fait le choix inverse : produire de la connaissance depuis le terrain, à partir des aspirations profondes des communautés, avec des méthodes innovantes, social listening, enquêtes de terrain, analyse qualitative et quantitative, qui collent aux dynamiques locales.
Cette production se traduit concrètement : une dizaine de rapports et de notes de politiques publiques, cinq guides et livrets thématiques, des baromètres, des cartographies, des policy briefs qui ont alimenté des décisions publiques et des stratégies institutionnelles. Ce n’est pas de la recherche académique déconnectée. C’est de la connaissance au service de l’action.
La technologie comme levier d’émancipation et de contestation
Pour Polaris, la technologie n’est pas une fin en soi. C’est une arme, pour démanteler les systèmes d’exclusion et construire de nouvelles réponses à l’échelle que la situation exige.
Le smartphone est aujourd’hui le seul outil quasi universellement accessible dans des sociétés où les universités restent concentrées et socialement sélectives. WhatsApp est massivement utilisé, y compris dans les zones rurales. Aller chercher les gens là où ils sont, plutôt qu’attendre qu’ils viennent dans des espaces formels, est un choix politique autant que pragmatique.
C’est pourquoi Polaris a développé des agents conversationnels sur WhatsApp, des parcours de formation certifiants accessibles depuis un téléphone, des outils de participation citoyenne intégrés dans le quotidien des communes. Chaque solution est conçue autour de trois exigences non négociables : mise à l’échelle, personnalisation, accessibilité.
Les industries culturelles et créatives comme moteur d’engagement
Les imaginaires précèdent les comportements. Avant de changer ce qu’une société fait, il faut changer ce qu’elle rêve. Polaris travaille avec des artistes, des créateurs de contenus, des influenceurs et des opérateurs culturels pour produire des formats, séries, podcasts, vidéos, performances, campagnes, qui rendent lisibles des enjeux politiques et sociaux complexes, et qui mobilisent les jeunesses là où elles sont.
Un réseau de 100 créateurs de contenus, une communauté d’influenceurs cumulant 30 millions de followers, 15 millions de vues sur nos productions : la culture Gen Z n’est pas un outil de communication. C’est un pilier stratégique.
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Concrètement, cela signifie : des centres de jeunesse en propre dans 30 localités, un dialogue permanent avec les municipalités pour co-construire des outils de participation citoyenne, des partenariats signés avec des ministères, des universités et des institutions publiques au Sénégal et en Côte d’Ivoire. L’IA de la commune sur WhatsApp, déployée dans 5 communes sénégalaises pour 300 000 habitants en 2025, avec 20 nouvelles communes visées en 2026, illustre cette approche : des solutions technologiques au service de l’institution locale, pour que le citoyen puisse s’informer, participer et accéder aux services depuis son téléphone.
Ce travail de terrain n’est pas séparable du travail d’influence : c’est parce que Polaris est sur le terrain qu’elle peut parler aux institutions avec autorité, et c’est parce qu’elle parle aux institutions qu’elle peut changer les conditions dans lesquelles le terrain fonctionne.
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Notre projet associatif
Ce que nous sommes, vraiment : un OPNI
Polaris refuse les catégories uniques. Nous sommes un OPNI, un Objet Politique Non Identifié, qui pense comme un think tank, agit comme un do-tank, innove comme une startup civique et s’engage comme une association militante.
Ces quatre dimensions ne s’opposent pas. Elles se renforcent mutuellement : la rigueur intellectuelle nourrit le plaidoyer, l’expérimentation terrain crédibilise les recommandations, la posture militante préserve l’indépendance, et la logique startup permet de passer à l’échelle. Aucune de ces formes seule ne suffit face à l’ampleur des défis. Ensemble, elles font de Polaris une organisation capable de penser et d’agir, de contester le système et de proposer des alternatives concrètes, de tenir sans financements massifs, et de s’accélérer quand ils existent.
Notre cœur : production intellectuelle, influence, plaidoyer
Au centre du projet associatif, il y a un triptyque indissociable : produire, influencer, plaider. Polaris se voit comme une force d’idées et d’imaginaires. Elle produit des analyses, des récits, des formats et des recommandations, et utilise cette matière pour influencer les politiques publiques, les pratiques institutionnelles, les stratégies des acteurs privés et associatifs. Ce plaidoyer ne s’exerce pas en chambre : il se fonde sur des données de terrain, des voix authentiques captées à grande échelle, et une culture Gen Z qui sait exactement comment les idées voyagent et comment les récits transforment.
C’est un projet profondément bottom-up. Il mise sur la pédagogie, sur l’éducation, sur le renforcement des structures sociales autant que sur les structures politiques et de gouvernance. Changer les institutions sans changer les capacités des citoyens à y participer serait vain. Changer les capacités des citoyens sans peser sur les institutions serait insuffisant. Polaris fait les deux, simultanément, en cohérence.
Think tank
Rigueur intellectuelle, production de connaissances, recommandations ancrées dans le terrain.
Do-tank
Startup civique
Association militante
Notre projet associatif
L’organisation recherche des militants pluridisciplinaires et engagés : chercheurs et analystes capables de produire une connaissance rigoureuse et ancrée ; praticiens et animateurs qui savent faire vivre un espace communautaire ; développeurs et designers qui pensent technologie et accessibilité ; créateurs et artistes qui savent parler à la jeunesse ; éducateurs et formateurs qui transmettent et certifient ; activistes et plaideurs qui savent dire non, interpeller et proposer.
Cette diversité n’est pas un idéal. C’est une nécessité stratégique : elle garantit que chaque programme est conçu à l’intersection de la pensée, de la technologie et de la culture, et que l’organisation peut tenir et innover même dans les périodes de raréfaction des financements, grâce à une caisse de solidarité alimentée par les membres et une économie interne sobre.
Chercheurs & Analystes
Produire une connaissance rigoureuse et ancrée dans les réalités africaines.
Créateurs & Artistes
Praticiens & Animateurs
Éducateurs & Formateurs
Développeurs & Designers
Activistes & Plaideurs
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Le dialogue intergénérationnel : un choix politique
C’est pourquoi Polaris défend avec force l’idée d’écoles de la transmission, pas des institutions figées, mais des espaces où l’expérience des uns devient le socle des autres, où le relais se passe sans que personne n’ait à s’effacer ni à s’imposer. Le dialogue intergénérationnel n’est pas un idéal naïf : c’est une stratégie de transformation durable. Une société qui ne transmet pas se condamne à recommencer. Une société qui transmet sans renouveler se condamne à stagner. Polaris choisit le mouvement entre les deux, ferme dans sa défense de la place des jeunes, sincère dans son respect de ceux qui ont tracé la route avant eux.
Un bilan qui parle
Sur le plan humain, une équipe permanente d’une trentaine de personnes, diverse en nationalités, en générations, de 18 à 50 ans, à majorité féminine, qui incarne dans sa composition même les valeurs qu’elle défend. Sur le plan administratif, deux années d’exercices audités, trois années de comptes certifiés, des rapports d’activité annuels produits avec rigueur : Polaris sait prendre des fonds, les dépenser et les justifier.
Sur le terrain, 50 organisations locales partenaires, 30 centres de jeunesse en propre, des partenariats signés avec des ministères, des universités, des institutions nationales et locales. Dans les médias, 15 millions de vues sur ses productions et campagnes, un réseau d’influenceurs cumulant 30 millions de followers, une présence dans BBC Africa, Brut, The Guardian, RTS.
Et au-delà des chiffres : cinq agences des Nations Unies partenaires, une voix reconnue dans les forums internationaux sur la démocratie, le numérique et la jeunesse, et une capacité d’innovation qui n’a jamais cessé de se renouveler depuis le premier jour. Polaris sait concevoir, exécuter et rendre compte de programmes complexes, tout en gardant la liberté de se remettre en question.
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pays d’intervention
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50 org.
locales partenaires
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centres de jeunesse
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vues sur nos productions
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agences ONU partenaires
Notre projet associatif
Ce positionnement n’est pas une posture. Il est la condition de notre crédibilité, auprès des communautés que nous servons, comme auprès des institutions avec lesquelles nous coopérons.
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