Saint-Louis célèbre pour la première fois la Journée Mondiale de l'Égalité des Chances.

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Pour la première fois, la Journée Mondiale de l’Egalité des Chances s’est tenue à Saint-Louis. Cette journée, impulsée par le Collectif Different Leaders et appuyée par l’association Article 1, est célébrée dans plus d’une vingtaine de pays dans le monde et engage des milliers de personnes dans la lutte en faveur d’un monde plus juste. A Saint-Louis, elle a été organisée par Polaris Asso, avec le soutien de ses partenaires : Kedge Business School, l’Institut de Recherche pour le Développement et l’Incubateur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Célébrée le samedi 4 décembre 2021 à l’Incubateur de l’Université Gaston Berger, la Journée Mondiale de l’Egalité des Chances a été l’occasion d’échanger sur la thématique de l’entrepreneuriat et de l’égalité des chances. Ce Panel a vu la participation de:

  • Ousseynou Gueye: Directeur Exécutif de Polaris Asso.
  • Seynabou Diouf: Business Développeur à l’Incubateur de l’UGB
  • Ivan Zang: Chargé de Projet Innovation à l’IRD
  • Julien Dupont: Chef des programmes de démarrage et nouvelles entreprises à KEDGE et modérateur de ce panel.

Après le mot d’ouverture du panel par le modérateur et la présentation de chaque participant, la parole a été donnée à Seynabou Diouf pour nous parler du sujet et de l’environnement dans lequel elle évolue c’est-à-dire l’incubateur de l’UGB. Elle a souligné la volonté de l’incubateur d’impacter d’abord les étudiants de l’Université mais aussi la population environnante. D’où une forte campagne de conscientisation qui est faite par l’incubateur et une mise à disposition des moyens nécessaires pour permettre aux cibles d’accéder à l’entrepreneuriat avec la manière. Une attention particulière est portée aux femmes qui d’habitude sont déjà des entrepreneuses mais ont besoin de plus de formations pour mieux gérer et étendre leurs entreprises.

Ensuite, Ousseynou Gueye a pris le relais pour nous parler de l’impérieuse nécessité d’utiliser le numérique en matière d’entreprenariat et comment cet outil participe à l’égalité des chances dans ce champ. En effet, le monde d’aujourd’hui tourne autour des Réseaux sociaux et du digital, des outils qui sont maintenant utilisés par beaucoup d’entrepreneurs pour faire connaître leurs produits et leurs activités. En Afrique, l’accès à internet qui est un impératif pour utiliser ses outils est encore faible pouvant causer des inégalités dans la réussite des projets entrepreneuriaux. Il a donc fait appel à l’État et aux opérateurs de télécommunication pour plus d’accès à cet outil et réduire cette inégalité. 

Enfin, l’intervention d’Yvan Zang s’est axée sur la nécessité de la recherche en milieu entrepreneurial pour étudier, faire connaître et réduire les inégalités. Il est très rare de voir des chercheurs s’intéresser à ce milieu en essor en Afrique à cause de la manière silencieuse dont les entrepreneurs parviennent à prendre leur envol. Des enjeux sociologiques, politiques, démographiques, de genre entre autres tournent autour de cette question mais les écrits manquent. Ces derniers pourraient participer à souligner les causes des inégalités dans ce milieu et amener les acteurs à s’y intéresser et apporter des solutions.

Après des échanges fructueux dans le cadre du sujet, des mots de clôture du modérateur ont permis de laisser place aux débats qui ont tourné autour de la question du rapport entre étude et entreprenariat. 

Cette première édition des JMEC à Saint-Louis a soulevé beaucoup de sujet en matière d’entreprenariat qui permettront aux acteurs d’y apporter des solutions durables.

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